Programme: The North, A Literary, Musical and Artistic Myth 30-31.03.2012

*Les communications marquées d’un astérisque sont données en langue anglaise

Entrée libre dans la limite des places disponibles

VENDREDI 30 MARS 2012, MUSÉE D’ORSAY

INTRODUCTION : MARTINE KAUFMANN, CHEF DU SERVICE CULTUREL ET DE L’AUDITORIUM, MUSÉE D’ORSAY

DÉFINITIONS D’UNE IDENTITÉ NORDIQUE

PRESIDENTE DE SEANCE : MARJA SAKARI, DIRECTRICE DE L’INSTITUT FINLANDAIS A PARIS

10H : ESTHÉTIQUES NATIONALES

ANNE-MARIE THIESSE, DIRECTRICE DE RECHERCHE AU CNRS

Dans l’Europe du XIXe siècle, la question nationale n’est pas seulement affaire de politique, mais aussi d’esthétique. La formation d’Etats-nations et les revendications d’indépendances au sein des Empires s’appuie sur une intense création de cultures nationales. La quête des origines, qui multiplie les déclinaisons locales du modèle homérique, suscite l’exploration des cultures populaires qui paraissent les reliquaires d’antiques épopées. Contre le modèle classique, la primitivité est érigée en foyer de la modernité. Théorisée notamment par Germaine de Staël, la polarisation Nord/Sud de l’Europe renvoie à des considérations idéologiques autant que climatiques. Elle infléchit durablement conception et réception des œuvres littéraires ou artistiques.

10H40 : USAGES DU PAYSAGE FINLANDAIS DANS LA MONDIALISATION DE L’ART : DES RACINES DE L’IDENTITÉ AUX PARADIGMES DE LA MODERNITÉ

FABIENNE CHEVALLIER, CHERCHEUR, MUSÉE D’ORSAY

Ce qu’on nommera ici la mondialisation de l’art finlandais est l’intégration progressive d’œuvres de ce pays (beaux-arts, design et architecture) dans une historiographie européenne, américaine puis internationale. Au-delà de la réception de l’art finlandais, ce qui paraît intéressant est la manière dont cet art va contribuer à construire certains paradigmes de la modernité, comme celui du biomorphisme. L’Exposition universelle de 1900 à Paris, celle des Arts et Techniques dans la Vie moderne de 1937, suivie par l’exposition monographique consacrée à Alvar Aalto en 1938 au Museum of Modern Art de New York, constituent des moments majeurs de cette intégration, qui elle-même néglige parfois des pans entiers de l’art finlandais.

11H : PAUSE – PROJECTION DU « GOLFE DE FINLANDE », FILM DOCUMENTAIRE, DURÉE 7 MN, ARCHIVES CNC, PARIS.

11h20 : La réception critique de l’Exposition finlandaise au Salon d’Automne de 1908 à Paris

LAURA GUTMAN-HANHIVAARA, COMMISSAIRE D’EXPOSITION INDÉPENDANTE, ICLEA ; SECRÉTAIRE, THE BIRCH AND THE STAR

L’Exposition finlandaise présentée au Salon d’Automne de 1908 à Paris est apparue comme une césure fondamentale dans l’évolution de l’art finlandais. A l’appui des coupures de presse de l’époque, nous recenserons les images et clichés véhiculés par les journalistes français sur un Nord fascinant bien que largement méconnu, perçu au travers de ses conditions géographiques et climatiques. Nous nous interrogerons sur la persistance de la réflexion identitaire établie dans les termes de Montesquieu, qui voulait que le caractère général d’un pays influe sur le tempérament individuel de ses habitants, jusqu’à en déterminer l’expression artistique.

11H 40: LE NORD VIERGE ET VIGOUREUX. GALLEN-KALLELA ET LES PEINTRES NORDIQUES À LA BIENNALE DE VENISE ET DANS LES PAGES D’EMPORIUM.

MARIA STELLA BOTTAI, CHERCHEUR INDEPENDANT

La réception d’Akseli Gallen-Kallela à la Biennale de Venise de 1914 marque le sommet de l’intérêt de la culture italienne pour les pays du Nord de l’Europe, les artistes nordiques ayant été présents à Venise depuis la naissance de la manifestation lagunaire. Comparant les paysages, les mythologies et les atmosphères du Nord, la culture italienne s’interroge sur son langage national à la suite de l’unification de 1861-1870, entre besoin de modèles « vierges » et idéalisation de l’artiste primitif. Le débat est conduit dans les pages du magazine d’art Emporium par son directeur, Vittorio Pica.

12H : DISCUSSION ET PAUSE DÉJEUNER

La primitivité : archaïsme et mythe

PRESIDENTE DE SÉANCE : RIIKKA STEWEN, VICE-RECTEUR DE L’ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS DE FINLANDE ; PRESIDENTE DU COMITE SCIENTIFIQUE, THE BIRCH AND THE STAR

14H30 : LE PRIMITIF DANS L’IMAGINAIRE NATIONAL FINLANDAIS

RIIKKA ROSSI, MAITRE DE CONFÉRENCE, UNIVERSITE DE HELSINKI ; MEMBRE DU COMITÉ SCIENTIFIQUE, THE BIRCH AND THE STAR

Les diverses images du Nord créées dans l’art et la littérature finlandaises se nouent d’une manière essentielle avec la notion du primitif, qui a joué un rôle important dans l’imaginaire national finlandais du Kalevala à nos jours. Des paysages arctiques à la nature sauvage et aux mythes archaïques de la poésie finlandaise, la représentation de l’identité nationale finlandaise s’ancre fermement dans une image primitive de la Finlande comme culture isolée de la société occidentale, liée aux premiers temps de l’histoire humaine. Le primitif est une notion polyphonique, qui peut comporter des aspects positifs aussi bien que négatifs, de l’originalité innocente à la brutale animalité.

14H50 : ART, NATION AND THE MYTH OF THE SCANDINAVIAN WILDERNESS: TWO VIEWS NORTH FROM 1880S PARIS*

JULIET SIMPSON, PROFESSOR OF ART HISTORY AND VISUAL CULTURE, BUCKINGHAMSHIRE NEW UNIVERSITY

This paper examines a significant but unexplored French interest in the Scandinavian wilderness in the early 1880s as source for a new form of French nation-building and myth-making through art. Focusing on two key, but overlooked articles – Pouchot’s “Séjour en Laponie” and Ahlberg’s “L’Exposition de Copenhague, l’art scandinave et finlandais” – published in La Nouvelle Revue in 1882 and 1883, the paper investigates the significance and pertinence of their contrasting Northern views both for a contemporary Parisian public, and in the context of the Revue’s ideological positioning as a leading French Third Republic organ of new science and art.

15h10 : Pause

15H30 : LE MYTHE DU NORD ET LE TRANSFERT CULTUREL ENTRE LA SCANDINAVIE ET L’EUROPE CENTRALE FIN-DE-SIÈCLE : STANISŁAW PRZYBYSZEWSKI, EDVARD MUNCH, GUSTAV VIGELAND*

LIDIA GLUCHOWSKA, JEUNE PROFESSEUR, UNIVERSITE ZIELONOGORSKI ET UNIVERSITE D’OSLO

Médiateur éminent dans le champ culturel européen transnational, l’écrivain et critique d’art polonais-allemand Stanisław Przybyszewski eut un impact appréciable dans le transfert culturel entre la Scandinavie et l’Europe centrale, notamment par son soutien à Gustav Vigeland, Edvard Munch et d’autres artistes, écrivains et compositeurs scandinaves. Ecrits en polonais et allemand et traduits en huit langues (publiés notamment dans les revues d’art Pan à Berlin, Moderní Revue à Prague et Žycie à Cracovie), ses livres et essais ont mis en avant la globalité de la culture nordique et ont généralisé le mythe de la femme diabolique.

15H50 : DISCUSSION

19H30 : CONCERT DE KANTELE – ENTRÉE LIBRE

EIJA KANKAANRANTA, KANTELE A QUINZE CORDES, KANTELE ÉLECTRIQUE

MARIA PUUSAARI, VIOLON

Ce programme met à l’honneur les compositeurs de l’âge d’or de la musique finlandaise (Sibelius, Merikanto) ainsi que des œuvres de compositeurs finlandais contemporains écrites spécialement pour le duo. A titre introductif, le duo jouera des extraits d’œuvres folkloriques de Carélie, une région où la plupart des artistes finlandais du 19ème siècle ont voyagé et ont trouvé leur inspiration.

Instrument traditionnel finlandais, le kantele est une cithare dont la caisse triangulaire prend la forme d’une aile. Les cordes sont pincées avec les doigts, la caisse étant plaquée contre le corps ou posée sur une table.

Si la provenance de l’instrument et son ancienneté sont difficiles à retracer puisque les plus anciens instruments connus datent du XVIIe siècle, c’est la génération romantique qui, au XIXe siècle, a donné toute son importance à l’instrument en l’associant au chant des runes et aux récitations du Kalevala.

Au XIXe siècle, lorsque la tradition de chanter ces anciens poèmes finnois était courante dans chaque foyer finlandais, les chefs de famille possédaient un kantele creusé dans une seule pièce de bois et muni de cinq cordes.

Sa sonorité peu puissante en fait un instrument à jouer dans l’intimité, dans une relation profonde entre le musicien et son instrument.

EIJA KANKAANRANTA, KANTELE

Eija Kankaanranta joue du kantele en formation symphonique et en musique de chambre, se spécialisant dans la musique contemporaine et l’improvisation. Elle est invitée dans des festivals de musique finlandaise et joue également à l’étranger (Cuba, France, Angleterre, République Tchèque, Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Russie, et Suède).

Eija Kankaanranta joue avec les Ensembles de Musique Contemporaine de Moscou, de Musique de chambre Uusinta, Ars Nova et Tapiola Sinfonietta. Depuis Août 2010, elle joue également avec l’Ensemble Ambrosius, une formation interprétant la musique de

Frank Zappa et Olli Virtaperko sur des instruments baroques ainsi que des instruments finlandais traditionnels et des percussions.

Par ailleurs, Eija Kankaanranta enseigne le kantele à l’Académie Sibelius et à l’Université Metropolia des Sciences Appliquées à Helsinki. Elle complète son doctorat depuis 2009, travaillant sur les possibilités techniques du kantele classique et électrique.

MARIA PUUSAARI, VIOLON

Maria Puusaari a étudié le violon avec Lara Lev au Conservatoire d’Oulu (Finlande) puis à l’Académie Sibelius avec Merit Palas à Helsinki. Elle a complété sa formation à Budapest avec Vilmos Szabadi ainsi qu’à Paris avec Hae-Sung Kang.

Maria Puusaari a fondé l’Ensemble de musique de chambre Uusinta et est également membre du quatuor à cordes du même nom. Elle est invitée dans de nombreux festivals ainsi que dans des tournées en Europe. Elle est membre de l’Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise.

Par ailleurs, Maria Puusaari interprète le répertoire classique de musique de chambre avec l’Orchestre Symphonique Regina. En 2010, elle a été invitée en résidence à la Villa Karo de l’Art Finnois au Bénin en présence de musiciens, de compositeurs et de danseurs béninois et finlandais.

Elle a enregistré en tant que soliste et en formation de chambre pour la Compagnie finlandaise de diffusion ainsi que pour la chaîne de télévision nationale de Finlande YLE.

Jean Sibelius (1865-1957)

Novellette, Op. 102, n°1

Romance, Op. 78, n°2

Koivu, Op. 75, n°4

Oskar Merikanto (1868-1924)

Valse lente

Berceuse, Op. 92

Aarre Merikanto (1893-1958)

Andantino (1920)

Jean Sibelius

Tanz-Idylle, Op. 79, n°5

Rondino, Op. 81, n°2

Sid Hille (1961- )

Près d’ici (2012)

Création mondiale

Lotta Wennäkoski (1970- )

Sival pour kantele et violon (2007)

Osmo Tapio Räihälä (1964- )

Seurat I (2012)

Création mondiale

Durée : 1h

SAMEDI 31 MARS 2012, INSTITUT FINLANDAIS À PARIS

INTRODUCTION : MARJA SAKARI, DIRECTRICE DE L’INSTITUT FINLANDAIS, ET MARTINE KAUFMANN, CHEF DU SERVICE CULTUREL ET DE L’AUDITORIUM, MUSÉE D’ORSAY

PAYSAGES ET FIGURES DE LA MÉLANCOLIE

PRESIDENTE DE SEANCE : RIIKKA ROSSI, MAITRE DE CONFÉRENCE, UNIVERSITE DE HELSINKI ; MEMBRE DU COMITÉ SCIENTIFIQUE, THE BIRCH AND THE STAR

10H : THE SWAN ON THE RIVER OF DEATH: NORDIC MELANCHOLY AND SYMBOLISM*

PIRJO LYYTIKÄINEN, PROFESSEUR, UNIVERSITE DE HELSINKI ; MEMBRE DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DE THE BIRCH AND THE STAR

Spleen and melancholy are characteristic states of mind that Symbolist art and poetry tried to evoke by a variable imagery. In the Nordic countries melancholy was expressed not only by the landscapes of the North but also by figures and images of Nordic mythology. Finnish Symbolists drew from the Kalevala the figure of the swan of Tuonela – the mythical realm of death -, to give a nationally inspired flavour to their melancholy. It was used by Jean Sibelius and Akseli Gallen-Kallela as well as the poet Eino Leino.

10H40 : SIGBJØRN OBSTFELDER (1866-1900) ET « LA MÉLANCOLIE NORDIQUE »

GURI BARSTADT, PROFESSEUR DE LITTERATURE FRANÇAISE, UNIVERSITE DE TROMSØ

Cette communication se penche sur la mélancolie dans l’œuvre du poète et romancier norvégien Obstfelder (1866-1900). En quoi consiste-t-elle, en quoi serait-elle particulièrement « nordique » ? Etranger dans le monde, tiraillé entre la fureur de vivre et le sentiment de la mort, le poète semble peu adapté à la vie moderne. En même temps, son expérience concrète de la nature la lui fait ressentir comme un refuge concret qui l’aide précisément à maîtriser le défi de la vie. Pour l’homme du Nord, mélancolie et sentiment de la nature semblent inséparables, non pas la nature comme simple décor ou image poétique, mais comme réalité vécue, transformatrice.

11H : PAUSE

11H20 : GLACIERS AND POLAR LANDSCAPES IN 19TH CENTURY OPERA AND LITERATURE AS A METAPHOR FOR THE “END“ OF HUMAN CIVILIZATION*

MARIA BIRBILI, MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME

This paper will examine the depiction of glaciers and of polar landscapes in 19th century opera in Cherubini’s Le Glacier du Mont St Bernard (1794) and in Rossini’s Guillaume Tell (1829). Both operas transcendentally end celebrating the alpine landscape as a means of liberation, not simply from political oppression, but clearly from the faults of human civilization. The paper will continue with a discussion of Berlioz’ celebration of the alpine landscape as a catharsis from the ailments of urban civilization in the aria “Nature immense“ in Berlioz’ Damnation de Faust (1846), and a comparison of this phenomenon to Edgar Poe’s (The Narrative of Arthur Gordon Pym ,1837) and Jules Verne’s (in his sequel of Poe’s novel Le Sphinx des glaces, 1897) representation of the polar landscape as a transcendental end to human existence.

1H40 : A SNOWY FOREST IN THE MIST. HELENE SCHJERFBECK, ELLEN THESLEFF AND THE SYMBOLIST RECEPTION OF FRA ANGELICO *

MARTIN SUNDBERG, POSTDOCTORAL FELLOW, EIKONES, NCCR ICONIC CRITICISM, UNIVERSITÄT BASEL

When Schjerfbeck (1862-1946) and Thesleff (1869-1954) met in Florence in 1894, they were both fascinated by Fra Angelico’s frescos. Symbolist artists had rediscovered him and at first sight, the Finnish painters’ interest seems explicable enough. Nevertheless, it is intriguing how Schjerfbeck links his frescos to Nordic landscape painting in a letter. This encounter will serve as a starting point since it leads directly to questions regarding the core of Northern myths: melancholia, isolation, and silence. It is immediately evident that these notions might be used to describe Fra Angelico’s art as well. This in its turn begs the question: how Nordic is the myth really?

12H : DISCUSSION ET PAUSE DÉJEUNER

ESTHÉTIQUES NORDIQUES. ETUDES DE CAS

PRESIDENTE DE SEANCE : FABIENNE CHEVALLIER, CHERCHEUR, MUSÉE D’ORSAY

14H30 : « LES RAPIDES DE MÄNTYKOSKI » (1893). AKSELI GALLEN-KALLELA BETWEEN NORDIC HORIZONTALITY AND SYMBOLIST VERTICALISM*

TOMI MÄKELÄ, UNIVERSITÄTSPROFESSOR, MARTIN-LUTHER-UNIVERSITÄT HALLE-WITTENBERG, INSTITUT FÜR MUSIK

The paper focuses on Nordic aspects of horizontality as well as of symbolist linearity in Gallen-Kallela’s work. Nature and horizontalism are manifest in the Nordic art in many ways. Nature-identical and nature-given (Nordic) linearity exists in woodprints as well as in Gallen-Kallela’s homemade canvas. At the symbolist end we find the five shines of Les Rapides de Mäntykoski (1893). This paper deconstructs the status and meaning of both symbolist and decorative, verticalist and horizontalist lines in Gallen-Kallela’s work. Based on a representative selection of drawings, paintings and prints, a compact theory of lines and horizontality in Gallen-Kallela’s output is developed.

14H50 : SIBELIUS RECEPTION IN BRITAIN, 1901-1939. CENTRE AND PERIPHERY IN THE MUSICAL CONSTRUCTION OF THE NORTH *

PHILIPP BULLOCK, UNIVERSITY LECTURER AND FELLOW AND TUTOR IN RUSSIAN, WADHAM COLLEGE, UNIVERSITY OF OXFORD

This paper examines Sibelius (1865-1957) reception in Britain in the early 20th century, exploring how reactions to his music were shaped by perceptions of his Nordic identity. It argues that British reactions initially situated Sibelius as a representative of Finnish nationalism. However, as the British Sibelius cult developed, emphasis shifted from seeing the composer in terms of exotic cultural difference towards suggesting ways in which his music could serve as a model for British music. Thus, the study of Sibelius reception helps shed light on ways in Britain negotiated its artistic identity in terms of its affinity with other Northern cultures.

15H10 : RETURN OF THE SWAN IN JUHANI AHO’S “PRIEST’S WIFE” *

JYRKI NUMMI, PROFESSOR, INSTITUTE FOR SCANDINAVIAN STUDIES, UNIVERSITY OF HELSINKI

The paper deals with a link of Priest’s Wife (1893) to J. L. Runeberg’s poem Svanen (The Swan, 1830), a poem of the Apollo’s bird descending to a Northern lake to sing a song for eulogizing the summer night of the North. Olavi, the male protagonist of Aho’s novel, identifies himself as Runeberg’s swan returning to Finland in order to bring modern (literary) ideas to the periphery from Paris. Svanen is analyzed as a sub textual motif of literary renewal in Aho’s novel, which itself brought a new repertoire to Finnish novel as it was integrating to contemporary modern European literature.

15H30 : PAUSE

15H50 : LE NORD RÊVÉ DE WILLIAM MORRIS : « LA MÉLODIE INFINIE DE LA LIGNE SEPTENTRIONALE»

FLORENCE ALIBERT-BARASCUD, CONSERVATEUR, BIBLIOTHÈQUE CLERMONT UNIVERSITÉ; DOCTORANTE, UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE

Le Nord de William Morris (1834-1896) ne se définit pas comme un territoire déterminé mais constitue un révélateur des intentions de l’artiste : observer la nature et ses cycles, refuser la distinction entre arts majeurs et mineurs et croire en la perfectibilité humaine. Cette reconstruction mélancolique d’un Nord rêvé est remarquable dans l’activité de Morris autour de la fabrication artisanale de livres inspirés du gothique, style considéré comme l’expression de l’esthétique des peuples du Nord, forme transcendant ainsi une aire géographique ou temporelle stricte pour constituer, selon les mots de Worringer, « la mélodie infinie de la ligne septentrionale ».

16H10 : “UNDER NORTHERN SKY”: GEORGE EGERTON AND WOMEN’S SEXUAL FREEDOM *

STEFANO EVANGELISTA, FELLOW AND UNIVERSITY LECTURER, TRINITY COLLEGE, UNIVERSITY OF OXFORD

George Egerton’s (1859-1945) collection of short stories, Keynotes (1893), created a sensation for its frank exploration of female sexual desires and became one of the iconic texts of British Decadence. Some of the stories in Keynotes use a Scandinavian, mostly Norwegian, setting, as a backdrop to their pioneering discussion of female sexual freedom. Egerton discovers the untapped potential of the North which in her writings becomes, for modern English women in search of sexual freedom, an anti-type to the South imagined by homosexual male writers. In Egerton’s writings the North is a space of privacy and difficult desires, its landscape a mirror of female interiority and a utopia of female sexual radicalism.

16H30 : DISCUSSION ET CLÔTURE DU COLLOQUE

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